Un journaliste dans le pouvoir : l’alternance piégée


Après sa proposition sur la médiation pénale qui n’est qu’arrangement entre voleurs à cols blancs, le Ministre de la Bonne Gouvernance nous sert une masturbation intellectuelle, devenue son sport favori.

Les délices du pouvoir lui ont complètement tourné la tête à tel point qu’il confond journalisme et mégalomanie, pomme de terre et pot de terre, torchon et serviette, médiation pénale et magouille pénale.

Il est devenu pire maintenant car il mélange famine et farine, demande sociale et inondations. Quelle honte pour ce Monsieur sur qui le peuple comptait pour rapporter ses souffrances à Macky afin qu’il y mette un terme.

Ce profiteur qui soutient Macky dans sa mauvaise manière de gouverner a trahi le peuple qui avait fait de lui un de ses messagers.

Il fait partie de cette bande de voyous qui veulent prendre le pays en otage et ne sont mus que par leurs intérêts personnels. Placardés à des stations juteuses, ils passent tout leur temps à cirer les chaussures du Président en le soutenant dans sa mauvaise gestion en ignorant les cauchemars que vivent les sénégalais : une misère accentuée par un taux de chômage jamais égalé, un coût de la vie trés élevé, des inondations monstrueuses.

Ayant goûté aux “gâteries” de Macky au point d’oublier la souffrance des populations sénégalaises, il est passible de haute trahison.

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Le nouveau valet qu’est devenu le Ministre de la Bonne Gouvernance n’honore guère le métier de journaliste. Cet ancien dauphin devenu vampire, a maintenant le pouvoir de s’adapter au soleil.

Le porte-parole du gouvernement, ALC, s’est permis de préciser que le plan ORSEC ne règle pas le problème des inondations. Au contraire, cela peut amener à une situation de confusion.

Il va plus loin en déclarant : « Il faut d’abord un plan Orsec départemental, un plan Orsec régional et ensuite un plan Orsec national. Le plan Orsec est efficace dans la seule mesure où l’on procède par étape dans la déclaration du plan Orsec ». Poursuivant son propos, le Ministre de la Bonne gouvernance affirme :

« Pour l’instant, nous avons estimé que dans certaines régions, le niveau optimal qui justifierait le déclenchement d’un plan Orsec n’est pas encore atteint. Mais, nous analysons la situation, nous disposerons de toutes les facteurs météorologiques et également des données relevées sur le terrain pour comprendre à quel niveau il faut le déclencher ».

Faisant le point de la situation, le porte-parole du gouvernement sénégalais révèle que quarante (40) des soixante-six (66) milliards de francs Cfa consacrés au plan d’urgence (2012-2013) ont déjà été dépensés.

Le porte-parole du gouvernement a affirmé que des motopompes de grande puissance ont été placées sur les sites susceptibles d’être inondés. Selon lui, cette année, il y a des innovations pour permettre une évacuation rapide des eaux.

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Il conclut en disant : ” On souhaite que les inondations fassent moins de problèmes ” A-t-il oublié que les populations ne veulent plus des inondations ?

Si avec tous ces moyens, les populations sont encore sous les eaux donc il y a forcément anguille sous roche.
Cependant deux déclarations méritent attention :

– Me El Hadji Diouf : “quand on est impuissant, on dégage…”
– Talla Sylla : “tenir les promesses ou rendre le tablier.

 

Djibril Diallo

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