Ce Sénégal que j’ai envie de léguer et de quitter au profit d’une autre nationalité…


Ce Sénégal que j’ai envie de léguer et de quitter au profit d’une autre nationalité…

Moi aussi je fais partie de ces jeunes comme le souligne l’excellent Sobel Aziz Ngom

C’est vraiment triste pour notre pays, le Sénégal. Triste pour ce qui s’y passe. Un Président de la République à qui l’on a tout donné et qui a tout remis dans un beau emballage et donné en retour aux « Blancs ». Celui-ci a sacrifié des centaines de génération à venir, y compris vous et moi. Sacrifier au vrai sens du terme revient à trahir le serment fait devant la République et devant les Sénégalais pour des intérêts opportunistes de son clan et de sa famille.

C’est le seul Président qui aujourd’hui a le plus déçu, et qui pourrait être poursuivi pour HAUTE TRAHISON. Je pèse bien mes mots pour « Haute Trahison ».

Mais je ne m’en offusquerai guère parce qu’il est à l’image de la majorité, de nombreux d’entre nous, Sénégalais. Si vraiment vous comprenez ce qui se passe, vous avez intérêt à ne plus dormir. Vous avez intérêt à mettre votre cerveau en marche par n’importe quel moyen pour qu’on puisse sortir de ce piège qui nous est tendu. Notre pays pourrait ne plus être dans 10 ans ce qu’il est aujourd’hui. Il peut ressembler à ces images de guerres et de querelles qu’on voit dans les télévisions à longueur de journée, attention le malheur n’arrive pas qu’aux autres.

Mais pourquoi nous ne pouvons pas avancez. Il y a une multitude de questionnements sur les origines de ces maux malgré qu’il y ait beaucoup de ressources qu’on détient. Le Sénégal a du pétrole qui peut nourrir toute l’Afrique. Dakar sa capitale est un point central dans les transactions car bien positionné dans la carte du monde pour être un hub international de transition.
Les Sénégalais sont des ressources humaines très reconnues partout dans le monde et dans n’importe quel domaine. Souleymane Bachir Diagne Agrégé de Philosophie, Mamadou Diouf Historien international, Modou Diaye, Trader Financier international. Des Professeurs de renommée, des banquiers d’affaires, des Chef d’entreprise qui réfléchissent jours et nuits pour faire avancer les choses, mais rien, on n’avance toujours pas. Nous ne pouvons même pas fabriquer un « cure-dent », on est obligé de l’importer.

Ce peuple a été trahi par tous les politiciens qui ont eu à gouverner ce pays à commencer par Léopold Sédar Senghor. Une jeunesse qui est là et qui ne rêve qu’entreprendre, changer les choses. Cette jeunesse ne se retrouve plus dans leurs calculs puisqu’elle a perdu espoir face à un système qui la minimise, la banalise. Un système qui ne la représente pas du tout. Elle ne se reconnaît plus dans ce système. Comment peut-on avoir entre 70 et 90 ans et prétendre diriger plus de 70 % de la population qui majoritairement est jeune ? C’est totalement absurde.

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Mais malheureusement, ne trouvant rien à faire, les jeunes s’adonnent aussi à leur pratique de jeunesse, ils tombent dans la dérive. Les maux sont nombreux mais j’en répertorie quelques-uns.

-110 % de divertissement :

Au lieu de nous investir sur ce qui nous est nécessaire, nous préférons parler des gens qui n’ont aucune productivité en termes de ressources. (Wally Seck, Mbathio, Wiri Wiri, il a insulté le marabout, il a remis en cause notre tarikha, deux prostitués trouvées dans la rue) pendant qu’on vole notre pétrole et quand applique des lois très néfastes qui pourront avoir des répercussions graves sur la jeunesse). Autant de spéculation qui à longueur d’années nous font perdre énormément de temps. Nos dirigeants ont signé des accords internationaux qui piègent les Sénégalais de l’extérieur et qui leur privent de certaines de leur liberté. Des accords bilatéraux qui étouffent certains concitoyens, qui les empêchent d’avancer et qui leur porte préjudice là où ils sont.

– Les festivités :

Le Sénégalais vit au jour le jour, s’occupe de la dépense quotidienne, de l’anniversaire de son ami dans 15 jours, du Ndawtaal de Madame telle, du mariage du cousin, du cadeau qu’il devrait donner, du « Natte » qu’il doit donner en fin du mois. Nous avons réussi à endurcir le modèle appliqué et légué par nos parents sans les remettre en cause. On a appliqué de véritables méthodes bêtes qui jusqu’ici nous ont laissé dans la pétrification, pourquoi nous n’osons pas les remettre en cause puisque nous obtenons toujours les mêmes résultats ou pire ?

– Le voyeurisme et le manque de confiance total en soi :

Le Sénégalais est toujours sur les dépenses : il me faut une voiture quitte à l’avoir par prêt bancaire où l’on me facturera 150 000 par mois, il me faut une montre de 65 000 pour bien être visible de la masse, il me faut un costume de 150 000 ou de 65 000 parce que je dois paraître beau/belle pour mon homme ou ma femme, il me faut des chaussures quitte à s’endetter parce que cette cérémonie doit être validée.

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Même ceux qui ont une parfaite aisance y tombe parce que plus notre revenu augmente plus on augmente notre niveau de vie parce qu’il y a un fort besoin de reconnaissance vis-à-vis des autres. Nous sommes en quête perpétuelle de l’attirance, il faut ici et maintenant se départir de tous ces maux. Quand il n’y aura plus ce besoin de reconnaissance, on aura fait un large progrès. Un ami m’a raconté qu’un vendeur de pains et de sandwichs à dépenser près de 550 000 pour son baptême et le lendemain il s’est retrouvé fauché comme jamais allant jusqu’à emprunter encore pour rouvrir sa cantine.

Finalement dû à un manque de reconnaissance vis-à-vis de la société, on “achète” notre reconnaissance et on l’impose. Cet acte de voyeurisme est assimilé à un manque de confiance en soi. Un Sénégalais naturel est très difficile à voir de nos jours.

– Le Sénégalais se réfugie dans la religion :

Le fort des faux marabouts, et ils l’ont d’ailleurs compris. Le Sénégalais a besoin d’une explication sur sa défaite, sur sa victoire, sur ce qu’il va devenir dans 5 ans, sur la promotion qu’il va avoir, oubliant DIEU et léguant son sort à des faux marabouts qui souvent combinent et savent bien le faire avec les mêmes politiciens pour encore faire souffrir leurs concitoyens. Un Dahira n’a pas les moyens d’acheter un bœuf pour la célébration de son thiant annuel, les membres décident de parrainer la cérémonie à un politicien. N’allez pas chercher partout, il n’y a pas DIEU dans ça, il est parti depuis fort belle lurette.

Le « Ndogalou Yalla » nous gêne, nous pétrifie, aucune responsabilité nous est imputée, aucune. Même celle qu’on viole est du fait d’un accident et que DIEU l’aurait voulu ainsi. Un sarcasme total au précédent Daaka qui a coûté des vies à des dizaines d’être humain est du ressort de DIEU.
DIEU, n’ayant aucun représentant est au centre de tous les avoirs et de tous les maux qui touchent le pays.

– La franchise, la trahison et la loyauté : Le Sénégalais « dealer » préféré du Sénégalais « leader ». Il fait des deals, des combines, des tripatouillages pour encore voler, encore et encore. La trahison de l’être aimé, vis-à-vis de l’argent fait que notre pouls bât plus fort que la dynamo d’une fusée qui s’apprête à être lancée. Au Sénégal et à l’extérieur du pays, on ne peut plus faire confiance à son concitoyen. Même pour un minimum de service, il essaiera d’introduire une petite marge de manœuvre pour soutirer de l’argent. Vous confiez de l’argent à quelqu’un, il l’utilise à sa convenance. Vous lui prêtez, bonjour les problèmes le jour du remboursement.

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– Les femmes attendent plus et donnent moins : Quel défaut d’éduquer sa fille à attendre tout d’un homme. Un homme quand il vous maintient dans sa zone de confort, vous êtes mortes les dames et vous n’avez plus aucun pouvoir sur lui. Vous devez en être conscientes. Désolé de vous le dire mais au Sénégal, nos mamans éduquent leurs filles à plaire mais pas à avoir de l’ambition. Le minimum de femme qui montre l’image contraire l’ont fait de leur propre gré et ont rencontré d’énormes difficultés face à cette opposition.

– Nos mères (et nous les aimons tous) reproduisent efficacement ce qu’elles ont reçu de leurs ancêtres. La jeune fille sénégalaise n’est pas préparée, pas du tout, à avoir des ambitions. La seule qu’elle a se limite à trouver son homme. Quitte à le chercher partout, où qu’il puisse se trouver. Il faut le forcer, le chercher, le dénicher, dans n’importe quel endroit. Il faut vaille que vaille le trouver et cela avec l’aide d’artifices de séduction depuis le bas âge : maquillage, faux de tout : ongles, cheveux, fringues, masques, teints, corps. Bref, vous comprenez la déception que j’ai. C’est la raison pour laquelle elles finissent déprimée quand elles ne réussissent pas leur coup à l’âge de 30 ans : nombre d’années gaspillé à la recherche d’un homme. Et bonjour la dispute avec les parents quand il s’agit de quitter le domicile familial pour vivre seule dans un appartement. Ayez plus d’audace, prenez de la hauteur chère dame, nous sommes en 2017 et il est temps.

– Je m’en arrête là, si vous aussi vous en connaissez d’autres, merci de les répertorier.

 

Abdou Khadre MBACKE

Auteur Sénégalais

abdoukhadre2011@gmail.com

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