Des races humaines, de la religion et de la culture à la civilisation mondiale pour lutter contre le préjugé raciste


Des races humaines, de la religion et de la culture à la civilisation mondiale pour lutter contre le préjugé raciste

Dans son essai intitulé « Race et histoire » publié en 1952, Lévi-Strauss soutient que, “les grandes races primitives qui formaient l’humanité à ses débuts (blanche, jaune, noire) n’étaient pas tellement inégales en valeur absolue que diverses dans leurs aptitudes particulières”. Selon l’anthropologue, il n’existe pas de « peuple enfants” ; tous sont adultes même ceux qui n’ont pas tenues le journal de leur enfance et de leur adolescence. Et …dès notre en enfance l’entourage fait pénétrer en nous, par milles démarches conscientes et inconscientes, un système complexe consistant en jugement de valeurs, motivations, centres d’intérêt, y compris la vue réflexive que l’éducation nous impose du devoir historique de notre civilisation, sans laquelle celle-ci deviendrait indispensable, ou apparaitrait en contradiction avec les conduites réelles.

L’auteur français, se prononçant sur la religion, nous fait comprendre qu’il y’a déjà treize siècles que l’islam a formulé une théorie de la solidarité de toutes les formes de la vie humaine : technique, économique, sociale, spirituelle, que l’occident ne devait retrouver que tout récemment, avec certains aspects de la pensée marxiste et la naissance et l’ethnologie moderne.

Selon Lévi-Strauss, les liens du mariage forment le canevas sur lequel les autres institutions sociales ne sont que des broderies ; car même dans les sociétés modernes où le rôle de la famille tend à se restreindre, l’intensité des liens de famille n’est pas moins grande : elle s’amortit seulement dans un cercle plus étroit aux limites duquel d’autres liens, intéressant d’autres familles, viennent  la relayer. Et les contenus symbolique, représentatif ou cérémonial du mariage ont, pour l’ethnologue une importance secondaire… la plus grande essence du mariage pour l’essentielle grâce à une cérémonie très simple ou très compliqué, il donne une expression publique, collectivement reconnue, au fait que deux individus entre dans l’Etat de mariage. Ou encore : « les besoins spécifiques de l’homme fournissent les impératifs fondamentaux qui conduisent au développement de la vie sociale ».

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Les règles du mariage dans une société donnée n’y recouvrent pas l’ensemble des institutions, mais elles expriment toujours un certain type structural qui, lui, rencontre de l’organisation de cette société. Une société ou une culture n’est pas faite de pièces ou de morceaux, elle constitue un univers de règles systématisées qui se répande dans des domaines et à des niveaux différents.

Parlant de culture, l’anthropologue français soutient que « aucune culture n’est seule ; elle est toujours donnée en coalition avec d’autres cultures et c’est cela qui lui permet d’édifier des séries cumulatives. » Pour lui, la notion de civilisation mondiale est fort pauvre, schématique, et que son contenu intellectuel et affectif n’offre pas une grande densité.

Ainsi, la véritable contribution des cultures ne consiste pas dans la liste de leurs inventions particulières, mais dans l’écart différentiel qu’elles offrent entre elles. De fait, l’humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.

Mouhamed Diankha, économiste et planificateur du développement, passionné de la Culture africaine et de sa sociologie

 

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