Nos inquiétudes au président de la coalition Benno bokk yaakaar


Lors de la cérémonie de lancement du projet de reconstruction et de réhabilitation du quartier Baraka de Liberté VI à Dakar, vous avez parlé politique. Contexte pré-électoral oblige, vous avez parlez des investitures en ces termes : «Qu’importe ceux qui seront choisis, l’essentiel c’est d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale !»
Ce cri de guerre est certainement tombé dans les oreilles de dangereux et d’insouciants cabochards aux dents longues, déterminés à obtenir une place sur les listes. En fait, leur part du gâteau ! A-t-on idée déjà, d’oublier les exigences de rupture, le terrible message du Peuple de 25 mars 2012 ? Ont-ils regardé par le trou de serrure, ces pathétiques étourdis ? Ont-ils entrevu le monstre embusqué,  le populisme désinvolte et la victimisation emballante en bandoulière ? Celui-là même que nous avons fait partir de ce pays, les pieds devant par la grande porte, en 2012 ? Cette gouvernance clanique, gabegique et immonde qui nous a pompé l’air, naguère seulement ? Avec à la clef d’immenses sacrifices et même beaucoup de morts ? L’insouciance vertigineuse, l’irresponsabilité sidérante de ces impalas irréfléchis qui gambadent joyeusement ou se disputent une place sur les listes, alors que des fauves affamés sont en embuscade, est tout simplement désarçonnant ! C’est probablement ce qui vous a conduit à la décision courageuse d’arrêter les assemblées d’investitures ! Dans certaines localités, la mascarade est tout simplement cousue au fil blanc ! «Bis repétita placent» ! S’exclament les gribouilles qui ont été à l’origine des combines désastreuses ! Qui va les suivre cette fois-ci, dans cette folle aventure de suicide politique ? L’étourdis­sement de nos troupes est déconcertant ! L’im­mobi­lisme poussiéreux et déroutant ! Des caciques de notre formation se regardent en chiens de faïence, ou tout simplement, ourdissent la tuerie domestique. Nous avons suivi avec beaucoup d’émerveillement, la campagne palpitante de l’élection présidentielle française que Emmanuel Macron vient de remporter avec brio ! Nous avons vu Le Pen, Fillon, Mélenchon, Hamon et d’autres moins célèbres, retrousser les manches pour aller eux-mêmes, à la conquête du suffrage de leurs concitoyens. Dans les concessions, dans les marchés, devant les facultés, devant les bouches de métros et même dans les quartiers difficiles, pour vulgariser le programme de leur candidat. Et nous ? Nos  capitaines de guerre ? Au lieu d’investir les concessions, les  plateaux de Tv, les ondes des radios, les colonnes des journaux pour mettre en relief les réalisations significatives du Pse et amplifier le bilan rayonnant de notre leader, ils se canardent les uns les autres ! Quelle intelligence ! Avons-nous peur de nous soumettre aux critiques et suggestions de nos concitoyens qui nous attendent dans les concessions ? Après cinq années de gouvernance lumineuse, nonobstant l’actualité polémique ? C’est ce contact fusionnel qui a fait la différence entre Macky Sall et les candidats des 2 places : Obélisque devenue Nation, et la place de l’Indépendance. Avons-nous retenu la leçon ?
Et ces cartels de frelons identitaires et réactionnaires qui chargent aveuglément toute singularité qu’ils considèrent à tort comme une fièvre fractionniste ?
L’arc-en-ciel des différences participe parfois à la vitalité démocratique des formations politiques. Et ces tragiques capitaines de pédalo, dans l’agitation folklorique plutôt que dans une stratégie électorale intelligente ? Sommes-nous vraiment conscients du danger qui  nous guette ? Il faut taire les rivalités absurdes et suicidaires ! Brider les ego surdimensionnés, oublier les agendas personnels et retrouver l’esprit d’équipe ! Le temps d’un combat de survie collective ! Il y va de notre existence politique ! Le loup est dans la bergerie ! «Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.» Martin Luther King.
L’engagement dans une formation politique, au pouvoir comme dans l’opposition, doit être illuminé par un idéal républicain.  Lorsqu’on a en face de sa famille politique, une armée de kamikazes politiciens, prêts à toutes les affabulations, toutes les démagogies populistes, toutes les victimisations, la seule chose qui vaille, c’est de livrer  combat d’abord ! Au lieu de se perdre dans des calculs d’apothicaires et d’épicier à la ramasse. Au moins pour éviter la submersion ou la cohabitation, l’autre péril dans l’air du temps !
Ass Malick NDOYE
Responsable Apr, Fass Gueule Tapée Colobane
Président Fcr (Fédération communale des républicains)
mlckndoye@gmail.com

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