Suite mais pas fin du feuilleton Lsf/Gfc/Casa Sports


Nous autres footeux, loin des cercles et sphères de décisions, pensions naïvement que le Gfc et les instances nationales de notre foot national n’étaient pas faits pour s’entendre. Tellement ils se regardaient en chiens de faïence. Nous devons  vite déchanter car, quand Gfc éternue, la Lsf tousse. Nous vous en donnons deux cas :
1er cas : 24 heures avant son match contre le Casa, Gfc annonce la panne de l’avion devant  transporter ses joueurs à Ziguin­chor
Réaction de la Lsf : son Secrétaire exécutif appelle immédiatement M. Seydou Sané, président du Casa, pour lui notifier le report du match sans auparavant consulter le Casa. Mis devant le fait accompli, ce dernier désapprouve cette décision prise en flagrante violation des textes, notamment du délai imparti dans pareil cas. Le président de la Lsf décrète alors le report en évoquant un cas de force majeure. Et comme par hasard, les arbitres qui ne sont nullement concernés par cette panne, ne se sont pas déplacés alors qu’ils sont supposés être déjà sur place. Que signifie donc cela ? Cela signifie que quelqu’un quelque part tire les ficelles. A quelle fin ? Il est le seul à savoir. Bref. La panne de l’avion ne peut, en aucun cas, constituer un cas de force majeure. D’autant plus que le président de Gfc, en l’occurrence M. Diamil Faye, a, à plusieurs reprises, déclaré publiquement que son équipe voulait malgré cette «panne d’avion» se rendre à Ziguinchor mais la Ligue lui a demandé de ne pas effectuer le déplacement.
Rappelez-vous, il y a de cela plus de 20 ans, des équipes dakaroises quittaient Dakar le jour du match, pour aller jouer contre le Casa au stade Néma de Ziguinchor et  immédiatement après le match reprendre leur vol pour Dakar. Un autre exemple tout récent : contre la Douane au début du mois de décembre 2016, c’est juste à la frontière de la Gambie que les autorités de ce pays ont informé le club que, du fait de l’élection présidentielle du 1er décembre, toutes leurs frontières étaient fermées. Le Casa a eu le temps de repartir à Ziguinchor, louer un avion et arriver à Dakar tard, et même très tard, la veille du match. La Lsf le sait. Tout ceci pour dire que des solutions existent  mais elles ont un coût et ce n’est pas l’affaire de la Lsf. Comme pour la panne d’avion, la fermeture de frontières ne peut  constituer un cas de force majeure. Il suffit tout simplement de s’y prendre à temps.
Pour ce qui nous concerne, seuls les couvre-feux, les cas relevant de la seule volonté divine ou encore de fortes intempéries signalées par nos services nationaux spécialisés, peuvent être considérés comme cas  de force majeure. Du respect s’il vous plaît pour tous ces clubs qui font le déplacement en Casamance.
2ème cas : pour ne pas jouer le Casa le 3 juin à Kaolack, Gfc évoque ne «plus devoir engager des dépenses  supplémentaires, après avoir fait le déplacement à Ziguin­chor, le 3 mai dernier, sans avoir pu jouer le match retard …»
Réaction  de la Lsf : sa commission de discipline ordonne immédiatement  la reprogrammation du match à Kaolack et informe immédiatement les clubs concernés.
Et pour tourner définitivement la page de ce feuilleton qui n’a que trop duré et  qui sent fortement le favoritisme, la commission chargée des recours à la Fsf s’implique en dernier ressort et déclare le Gfc vainqueur de ce match par 3 buts à zéro, et inflige au Casa une amende de 300 000 francs Cfa à payer dans les 90 jours. Les membres de ladite commission servent un motif qu’ils seront seuls à assumer : «il y avait des menaces réelles de troubles à l’ordre public par ses dirigeants et supporters» (du Casa Sports). Non messieurs, vous vous trompez. La consigne était justement qu’aucun supporter ne se déplace.
Le Casa Sports reste et restera constant dans ses exigences. Il réclame et continuera à réclamer les 3 points de ce match parce que, encore une fois, la Lsf a foulé aux pieds ses propres textes et règlements en décidant unilatéralement du report pour cas de force majeure, qui n’en est pas. Si ce n’est pas du favoritisme, ça y ressemble en tout  cas. Les clubs de L1 apprécieront.
Pour terminer, nous saluons la décision prise par les responsables du club de ne pas payer l’amende. En espérant tout simplement qu’ils ne vont pas s’en arrêter là. La lutte continue.
Oumar B.A BODIAN
Un footeux du Comité Allez Casa

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