Portrait parodique d’un avocat de toutes les causes


El Hadji Diouf a tout lu, tout vu, il veut le persuader ainsi ; c’est un homme universel, le meilleur du barreau, de l’Hémicycle, à la radio, à la télé, bref, le meilleur partout et en tout. Il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On parle de football : il prend la parole et l’ôte à ceux qui allaient dire ce qu’ils en savent ; il s’oriente dans cette région lointaine comme s’il en était originaire ; il distille les passes, fait les centres, marque les buts et applaudit à ses exploits. On parle de politique, il gèle tous les intervenants ; le droit à l’honneur, alors là, tout le monde se met à carreaux devant son éminence.
Ses innombrables anecdotes accumulées au gré de ses fausses pérégrinations aux quatre coins du globe, il les trouve plaisantes, et il en rit jusqu’à éclater. Quelqu’un se hasarde de le contredire et lui prouve nettement qu’il dit des choses qui ne sont pas vraies, il en prend pour sa prétention. El Hadji ne se trouble point, prend feu au contraire contre l’interrupteur. C’est normal ; l’homme est le plus beau, a la plus belle femme, est probe comme personne d’autre, intègre comme aucun Sénégalais, juste et courtois, intelligent au-dessus de la norme, plus légitime que ses concitoyens. C’est la totale finalement !
Notre homme ne connaît point les bienséances par son verbiage à la fois creux et inconvenant. Il s’impose partout et monopolise la conversation, insouciant qu’il est de l’équilibre et de l’harmonie dans une Assemblée. La discrétion, il ne connaît pas. Loquace à l’excès, il se fait remarquer, se laisse emporter par ses propres paroles et s’isole dans son narcissisme.
Par sa maladresse, il devance les réactions de ses auditeurs, s’auto-applaudit, se gargarise et se masturbe par ses formules redondantes. Un grand parleur qui discourt et dit court. Personnage ayant perdu tout sens de la mesure, il récite, débite à la façon d’un acteur. Rien ne lui est étranger, du plus général au plus particulier, jusqu’au pétrole, jusqu’à l’entretien et surtout le vidange des voitures. Naturellement le mensonge, lui, il ne connaît pas quand il parle pour le Peuple qu’il a libéré un certain 23 de ce même mois. Il n’avance et ne raconte rien qu’il ne sache d’original ; c’est pourquoi d’ailleurs son ton est souvent sec et péremptoire parce que nak dëg neexul ! (comprenez, la vérité est toujours dure à entendre). Doit-on rire de ses frasques ou plaindre l’homme tout bonnement ?
A bien y réfléchir, il est grand temps de se rendre à une évidence toute simple que notre homme se perd. Il souffre atrocement, physiquement, moralement et psychologiquement. Il symbolise cette multitude de politiciens irréalistes qui n’ont pu briller que par des invectives et des diatribes et qui ne peuvent encore supporter au plus profond d’eux-mêmes que Macky Sall est le président de la République. Ils se disent pour certains : «On était dans la même classe» ; pour d’autres : «Il nous a trouvés dans le parti et c’est nous qui l’avons accueilli et intégré etc.» ; pour El Hadji, ce sera certainement : «Je suis plus intelligent que lui.»
Tout cela n’a aucun sens, surtout que c’est des discours mensongers et absolument faux. C’est encore plus absurde si l’on sait que Macky Sall a une trajectoire politique qui n’envie aucun parcours sous nos cieux comme ailleurs. Je ne prendrai pas la peine de répondre aux dernières sorties de l’avocat politicien, car je perdrai mon temps en le faisant parce que j’aurai à développer une pensée sur des lignes alors qu’il suffit de dire devant le mensonge juste trois petits mots : c’est faux !
Mouhamadou DRAME
Master en Management
  Master en Communication publique et politique
 Licence en Organisation
Journaliste – Enseignant
 Responsable politique Apr Birkilane – Coordonnateur départemental des Cadres

Portrait parodique d’un avocat de toutes les causes


El Hadji Diouf a tout lu, tout vu, il veut le persuader ainsi ; c’est un homme universel, le meilleur du barreau, de l’Hémicycle, à la radio, à la télé, bref, le meilleur partout et en tout. Il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On parle de football : il prend la parole et l’ôte à ceux qui allaient dire ce qu’ils en savent ; il s’oriente dans cette région lointaine comme s’il en était originaire ; il distille les passes, fait les centres, marque les buts et applaudit à ses exploits. On parle de politique, il gèle tous les intervenants ; le droit à l’honneur, alors là, tout le monde se met à carreaux devant son éminence.
Ses innombrables anecdotes accumulées au gré de ses fausses pérégrinations aux quatre coins du globe, il les trouve plaisantes, et il en rit jusqu’à éclater. Quelqu’un se hasarde de le contredire et lui prouve nettement qu’il dit des choses qui ne sont pas vraies, il en prend pour sa prétention. El Hadji ne se trouble point, prend feu au contraire contre l’interrupteur. C’est normal ; l’homme est le plus beau, a la plus belle femme, est probe comme personne d’autre, intègre comme aucun Sénégalais, juste et courtois, intelligent au-dessus de la norme, plus légitime que ses concitoyens. C’est la totale finalement !
Notre homme ne connaît point les bienséances par son verbiage à la fois creux et inconvenant. Il s’impose partout et monopolise la conversation, insouciant qu’il est de l’équilibre et de l’harmonie dans une Assemblée. La discrétion, il ne connaît pas. Loquace à l’excès, il se fait remarquer, se laisse emporter par ses propres paroles et s’isole dans son narcissisme.
Par sa maladresse, il devance les réactions de ses auditeurs, s’auto-applaudit, se gargarise et se masturbe par ses formules redondantes. Un grand parleur qui discourt et dit court. Personnage ayant perdu tout sens de la mesure, il récite, débite à la façon d’un acteur. Rien ne lui est étranger, du plus général au plus particulier, jusqu’au pétrole, jusqu’à l’entretien et surtout le vidange des voitures. Naturellement le mensonge, lui, il ne connaît pas quand il parle pour le Peuple qu’il a libéré un certain 23 de ce même mois. Il n’avance et ne raconte rien qu’il ne sache d’original ; c’est pourquoi d’ailleurs son ton est souvent sec et péremptoire parce que nak dëg neexul ! (comprenez, la vérité est toujours dure à entendre). Doit-on rire de ses frasques ou plaindre l’homme tout bonnement ?
A bien y réfléchir, il est grand temps de se rendre à une évidence toute simple que notre homme se perd. Il souffre atrocement, physiquement, moralement et psychologiquement. Il symbolise cette multitude de politiciens irréalistes qui n’ont pu briller que par des invectives et des diatribes et qui ne peuvent encore supporter au plus profond d’eux-mêmes que Macky Sall est le président de la République. Ils se disent pour certains : «On était dans la même classe» ; pour d’autres : «Il nous a trouvés dans le parti et c’est nous qui l’avons accueilli et intégré etc.» ; pour El Hadji, ce sera certainement : «Je suis plus intelligent que lui.»
Tout cela n’a aucun sens, surtout que c’est des discours mensongers et absolument faux. C’est encore plus absurde si l’on sait que Macky Sall a une trajectoire politique qui n’envie aucun parcours sous nos cieux comme ailleurs. Je ne prendrai pas la peine de répondre aux dernières sorties de l’avocat politicien, car je perdrai mon temps en le faisant parce que j’aurai à développer une pensée sur des lignes alors qu’il suffit de dire devant le mensonge juste trois petits mots : c’est faux !
Mouhamadou DRAME
Master en Management
  Master en Communication publique et politique
 Licence en Organisation
Journaliste – Enseignant
 Responsable politique Apr Birkilane – Coordonnateur départemental des Cadres

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