Législatives 2017 : Pourquoi nous devons gagner la Médina pour remporter Dakar


De par son poids démographique, sa diversité culturelle et sa vitalité économique, la commune de la Médina constitue un véritable microcosme politique, commercial, culturel, ethnique etc. qui cristallise les attentions de tous les politiques tant au niveau local que national.
Avec des liens intergénérationnels encore très vivaces comme en témoigne la présence active de la collectivité léboue, des organisations communautaires de base, des chefs coutumiers et religieux, de Penc et de délégués de quartier. La coexistence ethnique, religieuse, culturelle… s’est développée sous des formes plurielles. Ainsi, les modes de vie, familiale et communautaire, qui ne se limitent plus aux moments où parents et enfants vivent sous le même toit renforcent la définition des intérêts communs et s’imposent comme une problématique majeure dont il faut impérativement tenir compte pour la conquête de la commune.

La Médina, une position stratégique
De par sa position géographique, la commune de la Médina est traversée par quatre grandes artères que sont le boulevard général De Gaulle, l’avenue Blaise Diagne, la rue 6 et la corniche,  l’autoroute étant une de ses limites au sud. La majorité de ceux qui entrent au centre-ville empruntent l’une de ces cinq (5) voies, lesquels usagers dénommés les pendulaires par certains experts du fait des allers et retours au quotidien.
Principale commune située sur l’axe banlieue-Dakar ville, la Médina bénéficie de sa position stratégique située à la jonction de ces grands passages. Elle est le portail de toutes sortes de commerce, de soin hospitalier, de marché (Soumbédioune, marché de viande…), stade, école etc. En somme, cette commune constitue la plus grande zone de chalandise de la capitale avec des centaines de milliers de personnes qui y œuvrent au quotidien sur tout son périmètre. La commune de Médina ainsi est le meilleur échantillon représentatif de notre capitale et ce, dans beaucoup de domaines. Dire que beaucoup d’intellectuels et de personnalités culturelles, sportives ou autres sont issues directement ou indirectement de cette commune rime avec une lapalissade.
Au plan de la représentativité politique, bon nombre de ministres sont issus de sa population, sans compter une présence effective à l’Assemblée nationale, au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), au Conseil économique, social et environnemental (Cese), la kyrielle de directeurs, de conseillers ou autres n’est plus à citer. Mais malgré tout, la commune reste un bastion du Ps avec la présence remarquée d’un maire issu de cette formation.

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La bataille de la Médina aura bien lieu
Le premier élément qui frappe le néo politicien dans cette commune est la présence de grandes bases (maisons) et d’anciennes figures politiques. Leur conviction et leur attachement aux valeurs démocratiques font souvent qu’elles demeurent encore des incontournables. C’est pourquoi il nous semble important de convoquer encore une fois l’histoire pour davantage montrer que les élections dans cette commune ont toujours été stratégiques pour le pouvoir en place.
Dans le contexte actuel, Bby, constituée de l’Apr, du Ps, de l’Afp, du Pit etc., mais aussi de diverses forces de la société civile, a vaillamment remporté le «Oui» lors du dernier référendum. Force aussi est de constater, il faut le reconnaître en toute justice, qu’au-delà de Bby, d’autres organisations (mouvements ou associations) ont aussi abattu du bon travail autour de leurs styles propres. C’est dire que les principaux partisans du «Oui» n’étaient pas ensemble dans une même logique de coordination et d’unité d’actions autour et durant toute la campagne (osons le dire). Ce schéma serait-il stratégique, gagnant ou reproductible ? A notre avis, nous répondrons par la négative.
Si Bby a la responsabilité de proposer des solutions et des réponses structurelles aux problèmes des populations, elle se doit ainsi de remplir une fonction «tribunicienne» en interprétant le mécontentement de certains électeurs que le militant, devenu «responsable» par le seul billet d’une nomination, se doit non seulement d’écouter, mais surtout de porter la voix dans un cadre d’échanges systématisés, organisés et responsables.
Dans notre logique, nous définirons ce cadre comme un système constitué d’acteurs en interaction pour porter les interrogations du genre :
Combien de permanences en parallèle avons-nous dans notre commune ?
Y a-t-il eu au moins une seule fois une rencontre regroupant tous les acteurs résidants (politiques, ministres de la mouvance, directeurs et autres militants) autour des questions les concernant ? Se reconnaissent-ils au-delà des médias ?
Avons-nous investi efficacement les médias (la Maison de la presse appartient à l’environnement de la commune, sans compter les autres représentations télé et radio) afin de défendre les réalisations de cette nouvelle alternance ?
A-t-on quantifié et pris conscience de cet énorme taux d’abstention qui devrait nous être très favorable et faire la différence ?
Ne sommes-nous pas trop folkloriques dans nos animations politiques ?
Les victoires aux Législatives de 2017 et aux autres échéances passeront nécessairement par des réponses appropriées à ces questionnements. Et si on gagne la Médina, on gagne inéluctablement Dakar.
La seule constante qui prévaut est donc ce travail en synergie autour d’un cadre unitaire. Cela passera par la définition d’un cadre organisationnel, dynamique et proactif pour aller à la conquête de populations qui ont une culture politique approfondie et une certaine sympathie pour des acteurs politiques qui ne nous sont pas favorables.
La bataille de Dakar sera «un combat de rue», maison par maison, pour convaincre et disposer de cet électorat non actif. Il nous faut non seulement nous organiser très rigoureusement, mais aussi et surtout fédérer nos efforts. C’est tout le sens de notre discours. Ainsi, notre appel souligne l’ampleur de nos préoccupations à nous organiser autour de l’essentiel.

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Aidons Dakar à gagner cette bataille
Nous l’avons évoqué ci-haut : ce qui se passera dans notre commune sera reproductible à Dakar et ailleurs au Sénégal. Les bonnes pratiques de Bby tirées d’expériences partagées à la Médina autour des hommes politiques et de la société civile (mouvements de soutien, associations etc.) seront ainsi un atout non négligeable pour les prochaines échéances électorales.
«Ensemble tout devient possible», prône une belle affiche vue ce matin.
A vos marques !

Chams dine NDIAYE
Coordonnateur Ccr / Médina
Ex coordonnateur du
comité référendaire
misterchams@gmail.com

Législatives 2017 : Pourquoi nous devons gagner la Médina pour remporter Dakar


De par son poids démographique, sa diversité culturelle et sa vitalité économique, la commune de la Médina constitue un véritable microcosme politique, commercial, culturel, ethnique etc. qui cristallise les attentions de tous les politiques tant au niveau local que national.
Avec des liens intergénérationnels encore très vivaces comme en témoigne la présence active de la collectivité léboue, des organisations communautaires de base, des chefs coutumiers et religieux, de Penc et de délégués de quartier. La coexistence ethnique, religieuse, culturelle… s’est développée sous des formes plurielles. Ainsi, les modes de vie, familiale et communautaire, qui ne se limitent plus aux moments où parents et enfants vivent sous le même toit renforcent la définition des intérêts communs et s’imposent comme une problématique majeure dont il faut impérativement tenir compte pour la conquête de la commune.

La Médina, une position stratégique
De par sa position géographique, la commune de la Médina est traversée par quatre grandes artères que sont le boulevard général De Gaulle, l’avenue Blaise Diagne, la rue 6 et la corniche,  l’autoroute étant une de ses limites au sud. La majorité de ceux qui entrent au centre-ville empruntent l’une de ces cinq (5) voies, lesquels usagers dénommés les pendulaires par certains experts du fait des allers et retours au quotidien.
Principale commune située sur l’axe banlieue-Dakar ville, la Médina bénéficie de sa position stratégique située à la jonction de ces grands passages. Elle est le portail de toutes sortes de commerce, de soin hospitalier, de marché (Soumbédioune, marché de viande…), stade, école etc. En somme, cette commune constitue la plus grande zone de chalandise de la capitale avec des centaines de milliers de personnes qui y œuvrent au quotidien sur tout son périmètre. La commune de Médina ainsi est le meilleur échantillon représentatif de notre capitale et ce, dans beaucoup de domaines. Dire que beaucoup d’intellectuels et de personnalités culturelles, sportives ou autres sont issues directement ou indirectement de cette commune rime avec une lapalissade.
Au plan de la représentativité politique, bon nombre de ministres sont issus de sa population, sans compter une présence effective à l’Assemblée nationale, au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), au Conseil économique, social et environnemental (Cese), la kyrielle de directeurs, de conseillers ou autres n’est plus à citer. Mais malgré tout, la commune reste un bastion du Ps avec la présence remarquée d’un maire issu de cette formation.

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La bataille de la Médina aura bien lieu
Le premier élément qui frappe le néo politicien dans cette commune est la présence de grandes bases (maisons) et d’anciennes figures politiques. Leur conviction et leur attachement aux valeurs démocratiques font souvent qu’elles demeurent encore des incontournables. C’est pourquoi il nous semble important de convoquer encore une fois l’histoire pour davantage montrer que les élections dans cette commune ont toujours été stratégiques pour le pouvoir en place.
Dans le contexte actuel, Bby, constituée de l’Apr, du Ps, de l’Afp, du Pit etc., mais aussi de diverses forces de la société civile, a vaillamment remporté le «Oui» lors du dernier référendum. Force aussi est de constater, il faut le reconnaître en toute justice, qu’au-delà de Bby, d’autres organisations (mouvements ou associations) ont aussi abattu du bon travail autour de leurs styles propres. C’est dire que les principaux partisans du «Oui» n’étaient pas ensemble dans une même logique de coordination et d’unité d’actions autour et durant toute la campagne (osons le dire). Ce schéma serait-il stratégique, gagnant ou reproductible ? A notre avis, nous répondrons par la négative.
Si Bby a la responsabilité de proposer des solutions et des réponses structurelles aux problèmes des populations, elle se doit ainsi de remplir une fonction «tribunicienne» en interprétant le mécontentement de certains électeurs que le militant, devenu «responsable» par le seul billet d’une nomination, se doit non seulement d’écouter, mais surtout de porter la voix dans un cadre d’échanges systématisés, organisés et responsables.
Dans notre logique, nous définirons ce cadre comme un système constitué d’acteurs en interaction pour porter les interrogations du genre :
Combien de permanences en parallèle avons-nous dans notre commune ?
Y a-t-il eu au moins une seule fois une rencontre regroupant tous les acteurs résidants (politiques, ministres de la mouvance, directeurs et autres militants) autour des questions les concernant ? Se reconnaissent-ils au-delà des médias ?
Avons-nous investi efficacement les médias (la Maison de la presse appartient à l’environnement de la commune, sans compter les autres représentations télé et radio) afin de défendre les réalisations de cette nouvelle alternance ?
A-t-on quantifié et pris conscience de cet énorme taux d’abstention qui devrait nous être très favorable et faire la différence ?
Ne sommes-nous pas trop folkloriques dans nos animations politiques ?
Les victoires aux Législatives de 2017 et aux autres échéances passeront nécessairement par des réponses appropriées à ces questionnements. Et si on gagne la Médina, on gagne inéluctablement Dakar.
La seule constante qui prévaut est donc ce travail en synergie autour d’un cadre unitaire. Cela passera par la définition d’un cadre organisationnel, dynamique et proactif pour aller à la conquête de populations qui ont une culture politique approfondie et une certaine sympathie pour des acteurs politiques qui ne nous sont pas favorables.
La bataille de Dakar sera «un combat de rue», maison par maison, pour convaincre et disposer de cet électorat non actif. Il nous faut non seulement nous organiser très rigoureusement, mais aussi et surtout fédérer nos efforts. C’est tout le sens de notre discours. Ainsi, notre appel souligne l’ampleur de nos préoccupations à nous organiser autour de l’essentiel.

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Aidons Dakar à gagner cette bataille
Nous l’avons évoqué ci-haut : ce qui se passera dans notre commune sera reproductible à Dakar et ailleurs au Sénégal. Les bonnes pratiques de Bby tirées d’expériences partagées à la Médina autour des hommes politiques et de la société civile (mouvements de soutien, associations etc.) seront ainsi un atout non négligeable pour les prochaines échéances électorales.
«Ensemble tout devient possible», prône une belle affiche vue ce matin.
A vos marques !

Chams dine NDIAYE
Coordonnateur Ccr / Médina
Ex coordonnateur du
comité référendaire
misterchams@gmail.com

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