Législatives 2017 : Entre activisme politique, contradictions et réalité du terrain


Le Sénégal est une démocratie majeure ou mineure selon les appréciations des politistes, des opposants ou de la majorité. Ce qui est essentiel et factuel, le Sénégal est une démocratie stable où on vote depuis bientôt deux (200) cents ans et où on a connu deux (2) alternances successives en 2000 et en 2012. Le Peuple s’exprime par le livre, la marche, la grève, les médias et autres moyens. Il faut admettre que la démocratie se construit dans le temps, elle est dynamique et ne peut en aucun cas être parfaite. Bref, elle est un idéal et le restera toujours dans le temps et à travers le monde.
Ce qui est par contre dangereux en démocratie, c’est quand les règles du jeu sont violées par l’absence de débats constructifs pour laisser la place à l’exercice facile de l’injure, du mensonge, de la délation et de la calomnie. Dans la majorité tout comme dans l’opposition, quelques-uns ont tendance à croire que faire de la politique c’est avoir la grande gueule, le courage de salir et d’insulter un adversaire ou tout simplement de devenir un goujat pour donner des coups de Jarnac par-ci et par-là. C’est tout faux. Malheu­reusement, le talon d’Achille de la démocratie sénégalaise se retrouve dans cette tendance à produire des cuistres fieffés, souvent pirouettes le lendemain obscur qui se croient importants et qui ont tendance à torpiller le jeu démocratique pour arriver à devenir des modèles et décider à la place de ceux qui sont mieux placés à le faire. J’accuse !
L’activisme politique au Sénégal nous a amenés ces derniers temps au moment de la reconstitution de l’opposition à un débat houleux, effrayant parfois et qui a même amené les grands dignitaires religieux et coutumiers à intervenir et à appeler les acteurs politiques au calme et à la raison. A y regarder de près, nos adversaires qui sont restés pendant longtemps en hibernation se cherchaient dans une coalition pendant qu’ils étaient galvanisés par une certaine presse et une certaine opinion civile. S’estimant précocement trop forte à réaliser leur rêve d’alternance, leur exercice consistait d’abord à diaboliser le Président Sall (famille, justice, pétrole et gaz…) pour ensuite faire dans le nihilisme parce que déboussolés principalement par le Pudc et autres politiques publiques entre 2014 et 2016. Le nihilisme, il faut le dire, c’est ce qu’il y a de pire en politique et naturellement les Sénégalais le repoussent. La bravade à organiser des marches à tout moment et là où ils le désirent, une des stratégies de l’opposition réunie pour distraire le gouvernement, ne peut pas prospérer et ne doit pas être un moyen d’accéder au pouvoir. L’heure est au travail, selon le Premier ministre Mahammad Dionne à ses premières heures au gouvernement.
Le Président Macky a une vision qui est le Pse et les programmes et projets sont en train d’être mis en œuvre. A défaut d’avoir un programme consensuel, l’opposition sénégalaise propose le départ du président de la République par l’occupation du Parlement au soir du 30 juillet 2017. C’est chercher la quadrature du cercle. Le Sénégal sous Macky Sall, au demeurant, connaît une croissance rapide et régulière avec en moyenne un gain de 0,2% par année et fait partie des meilleures économies de l’Uemoa, voire de l’Afrique subsaharienne où le taux de croissance (1,4%) connaît son plus bas niveau depuis une vingtaine d’années, selon le Fmi. Dire que la croissance qui est de 6,5%, le 2ème taux le plus fort dans l’Uemoa, n’est pas visible et ne se mange pas, c’est faire preuve de cécité ou de malhonnêteté intellectuelle. La croissance, c’est quand on n’avait pas d’électricité, d’eau, de postes de santé et d’ambulances, de pistes, de bus, de matériels post-récolte, de bourses familiales, d’écoles ou autres infrastructures et que le gouvernement te l’amène près de toi dans ton quartier, dans ta commune, dans ton département. C’est quand tu gagnes du temps et que tu ne dépenses plus physiquement et financièrement ce que tu dépensais pour accéder à ces infrastructures socioéconomiques. C’est çà la croissance, rien d’autres. La croissance se mange alors.
Nous avons noté chez quelques-uns de nos adversaires un langage flou et une démarche inqualifiable. Ils sont sortis de la coalition Benno bokk yaakaar, qui pour contester l’âge et la loyauté de son ex-mentor, qui pour remettre en question une coalition où son parti ne gagne rien. Les faits révèlent autre chose. C’est tout simplement contradictoire la démarche. Au jour d’aujourd’hui, ils sont tous dans des coalitions et certains d’entre eux ne sont même pas têtes de liste. Ils acceptent ce qu’ils ont refusé à Benno bokk yaakaar. Le Manko taxawu senegaal, une organisation contre-nature tant vendue aux Sénégalais, vole en éclats par incohérence, manque de confiance et ambition personnelle des leaders contrairement à Benno bokk yaakaar qui coalisent leurs forces depuis presque 5 ans.
La seule chose que les opposants partagent en commun, c’est la colère et leur ardent désir de revanche planifiée contre Macky Sall. Ils préconisaient urbi et orbi l’alternance générationnelle, mais ils ont failli se ranger derrière un vieil homme de 91 ans même s’il faut reconnaître au Président Wade son génie politique, son amour pour le Sénégal, son charisme et sa bravoure. Ils ont insulté et agressé verbalement Karim Wade et à présent disent qu’ils se sont trompés parce qu’ils ont tout simplement tourné casaque. Ils sont des politiciens ! Ils critiquent les politiques publiques et ne proposent rien à la place. Le Manko taxawu senegaal, comme l’opposition réunie l’avait théorisé, allait être une machine à faire des entourloupes au Peuple sénégalais. A mon avis, il serait arrivé la plus grande escroquerie politique du Sénégal si par hasard l’opposition gagnait les Législatives de 2017 sans vision ni programme.
L’électeur sénégalais a gagné beaucoup d’expérience au fil du temps. Ils apprécient la volonté et la compétence du gouvernement par la vitesse avec laquelle les réalisations sont en train d’être faites dans l’étendue du pays. Nombreux sont les bénéficiaires qui n’attendaient pas un jour des transformations structurelles aussi importantes dans leur zone. Ce changement de paradigmes dans le Sénégal rural et urbain fait du Président Sall un leader transformationnel qui a rompu avec les dynamiques transactionnelles de ses prédécesseurs. La réalité du terrain a déjoué l’activisme politique de l’opposition. Cette dernière a du pain sur la planche à convaincre ce citoyen impacté par les réalisations du gouvernement. Le citoyen se retrouve bien dans ce que fait le gouvernement même si beaucoup de choses restent et resteront toujours à faire. Des stades sont en train d’être construits et réhabilités. Les structures sanitaires à travers le pays ont reçu des ambulances bien équipées.
Des centaines de km d’autoroutes seront disponibles dans quelques mois. Air Sénégal S.A. va démarrer avec une flotte de 4 avions en décembre 2017, mais auparavant le plus important champ solaire de 30 mw du Sénégal sera inauguré dans les prochains jours à Méouane, dans le département de Thiès, après ceux de Bokhol et de Malicounda. Bientôt arriveront des matériels roulants de dernière génération comme le Train express régional pour relier Dakar à l’Aibd qui démarre ses activités en même temps qu’Air Sénégal S.A. Le citoyen comprend plus que jamais que les importants gisements pétroliers et gaziers découverts sous le régime actuel augurent un bon présage pour une société ouverte et plus solidaire.
L’exploitation de ces découvertes achèveront dans le second mandat les transformations nécessaires à améliorer davantage leurs conditions de vie surtout quand en 2016 déjà, le Sénégal est le 9ème pays africain le plus attractif pour les investisseurs, selon Africa attractiveness index, du cabinet Ernest & Young. Le Sénégal d’aujourd’hui et du futur, c’est pour nous tous. Protégeons-le en donnant la majorité à l’Assemblée au président de la République.
Babacar SARR
1er Adjoint au maire
Commune Sibassor / Kaolack
bakarsarr@gmail.com

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